« Avant tout écrire, c’est tenir.

C’est à cause de ce crayon qu’on tient,

c’est à cause de ce stylo qu’on tient,

de ce feutre qu’on tient,

de cette plume d’oiseau qu’on tient,

de ce stylus d’acier qu’on tient,

qu’on écrit.

On tient quelque chose.

On se tient à quelque chose.

On tient le coup. »

Inédit

Collection in-12
13 mai 2026
11 x 18 cm
112 pages
9 €
ISBN : 9782488632027
+ version numérique

Diffusion Actes Sud

Né le 23 avril 1948 à Verneuil-sur-Avre, Pascal Quignard vit entre Paris et Sens. Il est l’auteur des Petits traités et du Dernier royaume ainsi que de nombreux romans dont Le Salon du Wurtemberg, Tous les matins du monde, Terrasse à Rome, Villa Amalia, Les Solidarités mystérieuses, Les Larmes, L’Amour la mer, Trésor caché, Il n’y a pas de place pour la mort.

Beatus prolonge Il n’y a pas de place pour la mort, roman paru en janvier 2026.

Le livré à part est un livre par surcroît.
Pour réserver votre livré à part in-12+ contactez-nous.
Dans ce livré à part Pascal Quignard révèle l’ombre qui se cache
derrière Les Ombres errantes de François Couperin.

L’Ombre des ombres errantes est inédit,
limité à 30 exemplaires, tous signés par l’auteur,
sur papier Tintoretto de chez Fedrigoni.

25,5 x 33 cm / 12 pages / 330 € (+ frais d’envoi)

AGENDA 2026

13 mai / Paris / 19h
Librairie Delamain

23 mai / Carpentras / 18h
Librairie de l’Horloge

24 mai / Banon / 11h
Librairie Le Bleuet

3 juin / Mulhouse / 19h15
Librairie Bisey

10 juin / Aix-en-Provence / 18h
Librairie Goulard

DROITS ÉTRANGERS

Pour les demandes de traductions des livres de Pascal Quignard aux Éditions Hardies (ainsi que pour les droits de la vingtaine de titres parus entre 2005 et 2020 aux Éditions Galilée) contactez-nous.

AGENDA 2026

13 mai / Paris / 19h
Librairie Delamain

23 mai / Carpentras / 18h
Librairie de l’Horloge

24 mai / Banon / 11h
Librairie Le Bleuet

3 juin / Mulhouse / 19h15
Librairie Bisey

10 juin / Aix-en-Provence / 18h
Librairie Goulard

RELATIONS PRESSE

medias@editionshardies.fr

MÉDIAS

Mercredi 13 mai 2026 / LArdennais « La Beuquette » / Yanny Hureaux

Publié par les Éditions Hardies, passionnément dirigées par Sophie Nauleau, un inédit de Pascal Quignard en poche

Au fil des pages l’on est emporté dans le tourbillon d’une époustouflante danse macabre qui défie une affirmation scellée dans cette formule : « Il faut dire à l’envers : Ce n’est pas la vie qui n’est rien. C’est la mort. » Ou encore le vers de Virgile que l’empereur Néron balbutia sur son lit de mort et que Racine a traduit magnifiquement : « Est-ce un si grand malheur que de cesser de vivre ? »

Samedi 16 mai 2026 / Atlantico / Annick Geille 

Tout Beatus est beau

Nous autres amateurs du plaisir de lecture, le savons bien  : Pascal Quignard est le meilleur écrivain français vivant. (…) Nous sommes en effet en littérature pure avec Beatus – une méditation sur la mort, un essai qui révolutionne nos impressions, sensations et opinions sur la Camarde.

Mercredi 3 juin 2026 / L’intervalle blog / Fabien Ribery 

Comment retrouver l’envoûtement premier ?

Un homme s’avance sur la scène, des spectateurs se sont réunis en nombre, on entend quelques accords de piano. Des ombres errent sur le plateau, ou dans la tête, lorsque l’on entend François Couperin, Johann Froberger, Federico Mompou. En décor, une bibliothèque remplie de livres, que consulte le narrateur-acteur-récitant-orant.

Juin 2026 / Le Matricule des anges / Richard Blin

La parole intempestive de Quignard, une parole de son temps

Il est des images, des gravures, des scènes extatiques qui signifient quelque chose de l’âme. Quignard en évoque quelques-unes (reproduites à la fin du livre) en s’attachant à ce sur quoi elles ouvrent, et en montrant de quelle façon nous pouvons entrer en elles. Il le fait en écrivant, en avançant avec un crayon, un stylo, un « stylus d’acier qu’on tient ». Parce qu’avant tout écrire c’est tenir. « On se tient à quelque chose. On tient le coup. » D’où l’écriture armée de Quignard, sa force disruptive de différenciation, sa façon de se frayer une voie à coups de bonds, de formules éruptives. Une écriture de combat qui, pour empêcher la mort de s’engouffrer dans l’âme, cultive un côté implacable et entretient une tension qui ne cesse de la faire palpiter. Pour notre plus grand plaisir.

Pascal Quignard aux Éditions Hardies doit tout à la magie de Tous les matins du monde. Et au peintre du XVIIe siècle, Baugin.

Première rencontre épistolaire au début du nouveau millénaire, puis pour de vrai sur un banc des Buttes-Chaumont, un froid et lumineux jeudi de janvier. Parce que je rêvais de voir l’écriture fine sur feuilles volantes du manuscrit, qu’il a peut-être brûlé depuis. L’offrande d’une gaufrette enroulée faite au fantôme d’une femme m’obsédait tant que j’avais décidé de consacrer, étudiante en Sorbonne et à l’école du Louvre, un mémoire au tableau, au roman autant qu’au film d’Alain Corneau et à la viole de gambe à sept cordes de Monsieur de Sainte Colombe.

1991, l’année en miroir de Tous les matins du monde, fut longtemps le sésame de tous mes codes secrets à quatre chiffres. Près de vingt ans passèrent. Un dîner en tête-à-tête au Pyrénéen, derniers clients avant minuit de la brasserie aux damiers en carrelage, verrière et moleskine, décida du nom des Éditions Hardies et de l’aventure littéraire en partage à venir. Je me souviens des frites maison et du vin rouge. Et de notre exaltation à inventer au pied levé une nouvelle maison d’édition. C’était à Toulouse, ma ville natale, le 2 mai 2023, au sortir d’une célébration, avec Jordi Savall et le Concert des Nations, de Tous les matins du monde.

Sophie Nauleau